Wildix est un IPBX dont toute l’administration passe par une API REST : il n’y a ni fichier de taxation à déposer, ni port de tickets à ouvrir. Le point important pour un raccordement : cette API est servie par le standard lui-même, sous /api/v1/ de son adresse. La collecte des tickets ne dépend donc d’aucun service en ligne du constructeur, et le trafic reste entre le poste de collecte et le PBX.
Prérequis et informations
- Un WMS en version 5 ou supérieure (API REST v1).
- Un poste de collecte disposant d’un accès HTTPS au standard.
- Un secret d’accès à l’API : soit un jeton généré dans le WMS, soit un compte disposant du droit d’accès à l’API.
- Si possible, un accès Internet sur le poste de collecte pour d’éventuelles mises à jour.
La documentation exacte de l’API est publiée par le standard lui-même, à l’adresse https://<votre-pbx>/api/v1/doc/. C’est elle qui fait foi : elle décrit la version installée chez vous, et non une version de référence.
Configuration du PBX
Le secret d’accès
Deux modes d’authentification sont acceptés, et le mode retenu se déduit de la forme du secret, sans réglage supplémentaire :
| Mode | Ce qu’on saisit |
|---|---|
| Jeton (Simple Token) | Identifiant vide, jeton dans le mot de passe |
| Compte (authentification de base) | Identifiant et mot de passe du compte autorisé |
Le jeton se génère dans le WMS. Il commence par access_ ; c’est ce préfixe, avec un identifiant laissé vide, qui bascule la connexion en mode jeton.
Trois points à connaître avant de choisir
- Le jeton simple expire. Sur les versions récentes du WMS, sa durée de vie est de 30 ou 90 jours, et son renouvellement est un geste manuel. À décider au cadrage : qui le renouvelle, et selon quelle alerte.
- Le mode « S2S JWT » est abandonné par le constructeur depuis le début 2026. Il ne faut pas bâtir un raccordement dessus.
- Les clés d’entreprise (préfixe
wsk-) offriraient des droits plus fins, mais l’API locale les accepte mal. À ne pas retenir sans essai préalable.
Ce que le logiciel de taxation lit
Les tickets viennent du journal d’appels du standard :
GET /api/v1/PBX/CallHistory/
L’appel précise les champs attendus et un intervalle de dates filter[start][from] / filter[start][to], au format jj/MM/aaaa HH:mm. Comtrafic conserve la date du dernier ticket lu et s’en sert de repère : à chaque relève, il ne redemande que ce qui est nouveau.
Configuration du logiciel de taxation
Installez le logiciel par le setup ; dans « type d’installation » choisissez Réelle, et dans « Modèle de PBX » choisissez Wildix. À la fin du setup, lancez ComTrafic pour initialiser la base de données, puis fermez-le.
Lancez ensuite lien.exe par le raccourci créé sur le bureau, ouvrez l’onglet Paramétrage et vérifiez que le type de PBX est bien Wildix.pbx. Cliquez sur Modifier, puis renseignez :
- Adresse de base : l’adresse HTTPS de votre standard, par exemple
https://mon-pbx.wildixin.com— sans chemin, la partie/api/v1/est ajoutée par le pilote. - Identifiant : laissé vide en mode jeton ; sinon, le compte autorisé sur l’API.
- Mot de passe : le jeton
access_…, ou le mot de passe du compte. - Période de relève : une minute par défaut, ce qui convient à la très grande majorité des installations.
Validez par OK puis Valider dans le menu précédent. Si des communications existent sur la période, elles doivent apparaître à l’écran dès la première relève.
Les champs du ticket
Le journal d’appels rend, pour chaque communication, les informations suivantes :
| Champ | Contenu |
|---|---|
id |
identifiant de la communication |
start, answer, end |
début, décroché, fin |
src, dst |
appelant et appelé |
from_number, to_number |
numéros présentés |
from_name, to_name |
noms associés |
billsec, duration |
durée taxable, durée totale |
disposition |
issue de l’appel (répondu, sans réponse…) |
dest_type, dcontext |
nature et contexte de l’appel |
channel, dstchannel |
canaux SIP employés |
timezone |
décalage horaire du ticket |
Le sens de l’appel se déduit de dest_type : sortant par un faisceau, entrant par un faisceau, ou interne d’un poste à un autre. Un même appel entrant produit par ailleurs une écriture technique en plus de la communication réelle ; elle est reconnue au contexte de l’appel, qui dépend du nom donné à vos faisceaux. C’est le seul point qui demande de regarder votre installation plutôt qu’une règle générale : en cas de doublon apparent sur les appels entrants, c’est là qu’il faut chercher.
En cas de problème
- Aucun ticket ne remonte, et le standard répond une erreur d’autorisation. Le secret est expiré ou ses droits sont insuffisants : régénérez le jeton dans le WMS, ou vérifiez que le compte porte bien le droit d’accès à l’API.
- Cela fonctionnait, puis s’est arrêté sans que rien ne change. C’est la signature d’un jeton arrivé à échéance — voir sa durée de vie plus haut.
- Le standard n’est pas joignable. Vérifiez que le poste de collecte atteint bien l’adresse HTTPS du PBX, et que le pare-feu laisse passer la requête sortante.
- Des appels entrants semblent comptés deux fois. Voir le paragraphe sur le contexte d’appel ci-dessus.
Pour aller plus loin
La page Comtrafic et PBXInterface sur Wildix résume ce qui est lu, ce qui est piloté depuis la console — les utilisateurs se créent et se modifient, les files, lignes et journaux se lisent — et ce qui ne l’est pas. Le tableau de compatibilité donne le mode de collecte de tous les modèles raccordables, et le carrefour des constructeurs réunit les autres marques.
Une question sur votre installation ?
Notre support répond aux utilisateurs comme aux intégrateurs, et la liste de compatibilité indique ce qui se raccorde, marque par marque.